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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/89

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Et les bras de la croix se tendent
Toujours au loin, immensément.

J’admire dans ces croix trop grandes
La naïve main qui les fît :
La croix, la douleur, est si grande,
L’homme, le souffrant, si petit !

(Roseaux.)

ROYAUTÉ TRÈS SIMPLE

J’ai des trônes d’or en mousse,
Des trésors de feuilles vertes ;
J’ai des chansons bien plus douces
Que viole et flûte alertes.

J’ai pour fleurer ton haleine
Muguets clochetants et frêles,
Folles fleurs de marjolaine, —
Mais tu seras la plus belle.

Si tu veux, tu seras reine
De mes trésors d’or qui chante ;
Si tu veux tu seras reine
De mon cœur qui les invente.

(Roseaux.)