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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/44

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aujourd’hui qu’il faisait grand vent,
au ciel, ont dit des voix d’enfants,
les belles flammes sont descendues,

et va du pied, descends la main,
au long du bâton pèlerin.]

Car c’est fin de rêves à Thélème,
à présent, et qu’une heure a sonné
d’être aux autres avant qu’à soi-même ;

et dans mes villes de bonté,

aujourd’hui, c’est la vérité disant fin de rêves à Thélème,

et va du pied, descends la main,
au long du bâton pèlerin.

Or, revoici mon cœur à la peine
et de nouveau par route et chemin,
pour faire d’âmes corbeilles pleines

à Christ de retour chez les miens,

et dont ici c’est l’entretien ; or, revoici mon cœur à la peine,

et pieds allant, haute la main
au long du bâton pèlerin ;

car des voix ont clamé dans la rue
que des enfants ont vu l’Esprit-Saint
et les belles flammes, chues des nues,

entrer chez moi par le jardin ;

car des voix ont dit dans ma rue : les belles flammes sont descendues,

et va du pied, descends la main,
au long du bâton pèlerin.

(En Symbole vers l’Apottolat.)

POUR L’OREILLE

III

Puis, toujours et plus près encor
de la mer qui s’est faite en or,