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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/420

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Dont la jeune gloire
Fleurit.

Derrière s’élance,
Eclos du silence,
Ce que sa puissance

Protège,
Nains, sylphes, qui font
Par vol et par bond
Comme un vagabond

Cortège.

Mais la Fée a vu
Briller — épandu
Sous le bras tordu

Qu’étend,
Protecteur, un chêne —
Ridé par l’haleine
De l’ombre sereine,

L’étang.

Comme s’y déploie
Le ciel qui chatoie,
Elle effleure, en joie,

L’eau brune,
Et de ses doigts blancs
Cueille, à gestes lents,
Des reflets tremblants
De lune…

VITRAIL

Dans l’église où jadis, en pieux appareil,
Inclinant son beau front qu’effleura l’eau bénite,
Elle s’agenouillait et, son oraison dite,
De Monseigneur Jésus invoquait le conseil,

La haute châtelaine est encore présente,
Car, mains jointes, dormant de l’éternel sommeil,
Le granit du tombeau nous la montre vivante.
Elle est morte. Pourtant, lorsqu’un rais de soleil Traverse les vitraux et se glisse vers elle,