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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/417

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DÉMENCE

Je te croyais loin, et tout près de ma tristesse
Tu cueillais des iris violets
Dans l’étroit jardin aux verdures veloutées
Qu’une promesse de beau soir caresse.

Les fleurs montent comme des étoiles
Dans le doux ciel vert
Qu’elles sèment de mauves et roses lumières,
Et je comprends que c’est toi,

La fée blonde, qui appelle les astres
Si longs à fleurir
Dans la haute prairie diaphane, si vaste
Que tout mon rêve y peut tenir.

Oui, la fée blonde appelle les terres
Et les soleils, fleurs et lettres de l’infini,
Afin qu’un dément, pour une heure son ami,
Puisse lire quelques signes des grands mystères.

(Inédit.)