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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/414

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JOHN-ANTOINE NAU





Bibliographie. — Au Seuil de l’Espoir, vers (Vanier, Paris, 1897) ; — Force ennemie, roman, ouvrage couronné par l’Académie Goncourt (La Plume, Paris, 1903) ; — Hiers bleus, vers (Vanier-Messein, Paris, 1904) ; — Le Prêteur d’Amour, roman (Fasquelle, Paris, 1905). — En outre : une traduction du Journal d’un écrivain de Dostoïevsky, en collaboration avec M. J.-W. Bienstock (Fasquelle, Paris, 1904).

En préparation : La Caladora, roman ; — Vers la Fée Viviane, poésie.

M. John-Antoine Nau a collaboré aux Ecrits pour l’Art, nouvelle série à la Revue Blanche, à la Plume, à Vers et Prose, etc.

Né à San-Francisco (Californie) de parents français, M. John-Antoine Nau vint tout jeune en France et commença en province des études classiques qu’il termina à Paris. Ayant le goût des voyages, il navigua pendant quelque temps, surtout aux Antilles, et visita la Martinique, Haïti, etc. Il refit, après son mariage, un séjour à la Martinique, puis habita la Bretagne, la Normandie, l’Espagne, les îles Baléares, les îles Canaries et la Provence.

Dès le collège, M. John-Antoine Nau manifesta des aptitudes spéciales pour la littérature, et surtout pour la poésie. Son premier recueil de vers, Au Seuil de l’Espoir, parut en 1897. Dans ce volume, et mieux encore dans Hiers bleus (1904) et dans les poèmes donnés par lui aux Ecrits pour l’Art, nous voyons apparaître sa personnalité poétique très curieuse et très originale. Son rythme coloré, personnel, neuf et hardi, lui assure une place en vue parmi les jeunes poètes de l’heure présente.

M. Nau s’est montré poète aussi dans ses romans : Force ennemie, qui obtint en 1903 le prix Goncourt, et le Prêteur d’Amour, paru en 1905 chez Fasquelle.