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En 1902, M. Albert Boissicre revenait encore « la poésie avec Aquarelles d’Ame : « Il y a de la verdeur et de Vaudace dans l’expression qui se soncie beancoup plus de revôtiv l’idée avec netteté et de traduiro son caractère, que de collaborer à Mu tissu harmonieux, de nuances égales, et c’est à cetto présentation stricte de la pensée- non atténuée qu’est dû l’aspect d’admirable originalité de ce livre. » (gustave Kahk.1

DÉDICACE

Je t’apportais des fleurs, des roses, de la vie ;
Comme en rêvant, je semais, au long des chemins,
Des fleurs, des roses, de la vie, ù pleines mains,
Et je trouvais insignifiante la Vie…
Sous mes doigts prestigieux, et d’un geste allier,
J’effeuillais mon cœur las, au détour du sentier.

Les hypocrites trouvaient ma constance vaine
Et j’épuisais le sang anème de mes veines
A paraître celui que je n’étais pas,
A semer toutes mes roses sous tous les pas.

Mais je t’ai rencontrée, un soir de lilas tendre,
Et j’ai rassemblé sur ma poitrine la gerbe
Eparse des fleurs, des roses et de l’herbe
Mauvaise qu’est la vie, odeur de lilas tendre !

Et, pour complaire ù ton subtil enchantement,
O ma très belle, ô ma très bonne au Bois Charmant,
Par le parc idéal où pleurent les fontaines,
En l’égrènement doux de musiques lointaines,
— Loin de les effeuiller, au détour du sentier,
J’ai rangé les fleurs de mon cœur en ton herbier.

[L’Illusoire Aventure.)

LE ROSIER AU LINTEAU

Le rosier qui pavoise, en strophes régulières,
Les colombages gris de la maison de bois,
A poussé sa racine au tréfonds de la terre :
Il glorifie le sol et le mur, è la fois.