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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/284

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QUIÉTUDE

Un demi-jour tiède et charmant
Flotte autour de nous : tes mains blanches
Sont dans les miennes, et tu penches
Ton cœur vers mon cœur, doucement.

Tu me souris, et ton sourire
Révèle ton divin secret
Beaucoup mieux que ne le feraient
Les mots que tu pourrais me dire.

J’écoute en moi de claires voix,
De claires voix qui s’étaient tues,
Chanter les chansons ingénues
Dont je m’enchantais autrefois.

Pures voix d’enfance, voix chères
Des anges qui dans notre cœur
Viennent effeuiller du bonheur
Avec des caresses légères !…

Enfin me voilà réveillé I
Ma jeunesse n’était pas morte…
Regarde : elle m’ouvre la porte
D’un Paradis ensoleillé.

Dans tes yeux voici la lumière,
Dans ton àme voici l’Amour
Et dans mon cœur voici le jour,
Chère Enfant déjà familière…