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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/226

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FERNAND SARNETTE

BibliographieLes Sept Paroles, prose et poésies (Vanier, Paris, 1894) ; — Madame l’Epave, roman (Vanier, Paris, 1895) ; — Recueil de Chansons, épuisé (1896) ; — La Puissance du Baiser, roman (1897) ; — En Passant, prose et poésies (Charpentier, Bruxelles, 1898) ; — Histoire du forçat innocent Charles Redon (Taillandier, Paris, 1904). — Théâtre : La Fille-Fleur, 2 actes ; — Le Serment de Kenmarc, 3 actes ; — La Babouche, 4 actes ; — La Phalène, 3 actes ; — Le Vin de la Cure, un acte ; — Rose-Pompon, 3 actes ; — La Fin de Don Juan, 4 actes en vers ; — Soleil d’automne,un acte en vers ; — La Princesse fugitive ou le Prunier d’or, un acte, légende en vers jouée au Théâtre de Cluny.

M. Fernand Sarnette a collaboré à divers quotidiens et périodiques français et étrangers ; il collabore d’une façon régulière à la Presse et à l’Echo de Paris,

Né en octobre 1868, dans une petite ville de province, M. Fernand Sarnette fit quelques études de médecine, qu’il n’acheva pas ; puis il fit son droit à l’Université. Après avoir accompli son service militaire, il débuta tout jeune dans le journalisme.

« Ma vie, nous écrit-il, fut, comme celle de tous les rêveurs, un tissu de surprises et d’inattendus ; je ne fus ni pire ni meilleur que n’importe quel autre honnête homme, et seul l’amour du beau et le rêve « fuyant de ne pouvoir l’atteindre » surent occuper ma pensée à côté des affections de ma petite famille. Comme publiciste, j’ai parcouru diverses régions d’Europe et d’Amérique, et j’ai pu me convaincre partout et toujours que l’homme ressemble à l’homme. Marié en Belgique (en 1898) en l’évocateur hôtel de ville de Bruxelles, je suis rentré au pays de France, pour lequel j’ai l’attachement que tout oiseau a pour son nid… Au milieu d’impressions diverses, celles qui se rapportent à l’art et qui m’ont le plus captivé sont : une audition de Brahms — pas savante — en un vieux chalet abandonné dans les montagnes de la Transylvanie, la vue de quelques merveilleux Rembrandt et une nuit de pêche sur les côtes de Terre-Neuve. »