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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/204

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HUGUES LAPAIRE

Bibliographie — Vieux Tableaux (1892) ; — L’AnnetU, poème (Lemerre, Paris, 1894) ; —Au Pays du Berry (Alphonse Lemerre, Paris,1896) ; — Sainte Soulange (Crépin Leblond, Moulins, 1898) ; — Noëls Berriauds (Crépin Leblond, Moulins, 1898) ; — La Bonue Dame de Nohant, avec Firmin Roz (Société des Publications, Paris, 1898) ;.— Les Chansons Berriaudes (Crépin Leblond, Moulins, 1899) ; — Vielles et Coruemuses (Crépin Leblond, Moulins, (1901) ; — Les Mémoires d’un Bouvreuil (Corabet, Paris, 1901) ; — La Mule du Diable (Combet, Paris, 1901) ; — Au Vent de Galerue (Crépin Leblond, Moulins, 1903) ; — Le Patois Berrichon (Crépin Leblond, Moulins, 1903) ; — Le Courandier, roman (Combet, Paris, 1904).

M. Hugues Lapaîre a collaboré à divers quotidiens et périodiques. Il est secrétaire de la rédaction do La Renaissance Provinciale.

« En apportant l’uniformité dans les costumes comme dans le langage, en pétrissant tout dans le même moule, le progrès a bouleversé les consciences naïves des patriarches ; il a supprimé d’un seul coup l’amour du sol natal auquel étaient attachés l’histoire locale, les souvenirs et les affections familiales. Le cultivateur n’était pourtant pas d’une race que Ton transplante aisément ! Comme le chêne de nos forêts, il vivait et mourait sous son climat. Il grandissait sur la terre où il était né, déployait à l’aise ses rameaux et s’épanouissait au soleil, dans sa belle liberté. Ses ancêtres lui transmirent de nobles traditions qui furent longtemps considérées comme l’espoir et la sagesse du pays de France ; mais l’héritage est délaissé ; les ronces s’enlacent au soc qui se rouille dans le sillon inachevé..* On se détache de la bonue terre qui nous fait vivre et nous endort ; on ne se souvient plus de ses morts ; le respect de la race est parti… »

Ces lignes, extraites du Patois berrichon, suffiraient à elles seules à classer M. Hugues Lapaire, — né le 26 août 1869 à Sancoins, dans le Cher, — parmi les défenseurs de la cause décentralisatrice. Et, en effet, M. Hugues Lapaire, poète d’une province, « veut être un poète vraiment provincial ». Il adore son pays, il aime, il comprend les paysans, il connaît les coins les