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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/591

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CLOVIS HUGUES





Bibliographie. — La Femme dans son état le plus intéressant (Marseille, 1870) ; — Les Intransigeants (1875) ; — La Petite Muse (1875) ; — Poèmes de Prison, recueil de poésies écrites pendant sa détention (1875) ; — Les Soirs de bataille (1885, épuisé) ; — Les Jours de combat (1885, épuisé) ; — Les Evocations (Fasquelle, Paris, 1885) ; — Madame Phaéton, roman de mœurs parisiennes (Fasquelle, Paris, 1888) ; — Monsieur le Gendarme, roman villageois (Fasquelle, Paris, 1891) ; — Le Bandit (1892) ; — La Chanson de Jehanne Darc, poème de geste, couronné par l’Académie française (Fasquelle, Paris, 1899) ; — Les Roses du Laurier, poésies (Fasquelle, Paris, 1903). — M. Clovis Hugues a fait représenter plusieurs pièces de théâtre : Le Sommeil de Danton, drame en cinq actes et en vers (1888) ; — Chez l’Etoile, pièce en un acte et en vers ; — Le Mauvais Larron, vision dramatique en un acte et en vers, etc.

Les poésies de M. Clovis Hugues ont été éditées par Alphonse Lemerre, E. Dentu et Charpentier-Fasquelle.

M. Clovis Hugues a collaboré à de nombreux journaux et revues.

Le poète-tribun Clovis Hugues est né à Ménerbes (Vaucluse) le 3 novembre 1851, d’un père qui exerce encore aujourd’hui le métier de meunier au village illustré par son fils, et d’une mère généreuse et vaillante qui lui a inspiré de bonne heure l’amour du vrai, du juste et du beau. A peine au sortir de l’enfance, une enfance écoulée en pleine nature et dans un établissement religieux, nous le trouvons à Marseille — il avait alors seize ans — aux prises avec la vie, luttant contre la misère, travaillant à la Bourse, comme employé d’un petit courtier de commerce, aux maigres appointements de vingt francs par mois. Sollicité d’envoyer le récit de son entrée dans la presse aux Annales Politiques et Littéraires, voici comment il s’est exprimé lui-même dans le Livre d’or publié par cette revue :

« J’avais dix-sept ans, trop de cheveux, pas le sou et toutes mes illusions. Une semaine où il avait fait encore plus faim que d’habitude, j’entrai dans un journal par la porte de service, comme garçon de bureau. C’était à Marseille, vers la fin de