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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/525

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Oh ! mon cœur et ma pensée
Avec toi vont disparaître.

Les roseaux, l’herbe, la boue,
M’arrêtent contre la rive.
Faut-il que je te survive
Sans avoir baisé ta joue ?

Alors, s’il faut que tu meures,
Dis-moi comment tu t’appelles,
Belle, plus que toutes belles !
Ton nom remplira mes heures.

« Ami, je suis l’Espérance.
Mes bras sur mon sein se glacent. »
Et les grenouilles coassent
Dans l’étang d’indifférence.