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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/405

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De complicité maternelle,
D’affection étroite et vaste ?

Remords si cher, peine très bonne,
Rêves bénits, mains consacrées,
Oh ! ces mains, ses mains vénérées,
Faites le geste qui pardonne !

(Sagesse.}

AUX PIEDS DU CHRIST

O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour
Et la blessure est encore vibrante.
O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour.

O mon Dieu, votre crainte m’a frappé
Et la brûlure est encor là qui tonne.
O mon Dieu, votre crainte m’a frappé.

O mon Dieu, j’ai connu que tout est vil
Et votre gloire en moi s’est installée.
O mon Dieu, j’ai connu que tout est vil.

Noyez mon âme aux flots de votre Vin,
Fondez ma vie au Pain de votre table,
Noyez mon âme aux flots de votre Vin.

Voici mon sang que je n’ai pas versé,
Voici ma chair indigne de souffrance,
Voici mon sang que je n’ai pas versé.

Voici mon front qui n’a pu que rougir,
Pour l’escabeau de vos pieds adorables,
Voici mon front qui n’a pu que rougir.

Voici mes mains qui n’ont pas travaillé,
Pour les charbons ardents et l’encens rare,
Voici mes mains qui n’ont pas travaillé.

Voici mon cœur qui n’a battu qu’en vain,
Pour palpiter aux ronces du Calvaire,
Voici mon cœur qui n’a battu qu’en vain.

Voici mes pieds, frivoles voyageurs,
Pour accourir au cri de votre grâce,
Voici mes pieds, frivoles voyageurs.