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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/331

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SULLY PRUDHOMME





Bibliographie. — Stances et Poèmes (Achille Faure, Paris, 1865) ; — Les Epreuves, Les Ecuries d’Augias, Croquis italiens 1866-1872) ; — Le Premier Livre de Lucrèce, traduction avec une préface (1866) ; — Les Solitudes (1869) ; — Impressions de la guerre, Les Destins, La Révolte des fleurs (1872) ; — La France (1874) ; — Les Vaines Tendresses (1875) ; — La Justice (1878) ; — Le Prisme (1886) ; — Le Bonheur (1888) ; — L’Expression dans les beaux-arts (1890) ; — Réflexions sur l’art des vers (1892) ; — Les Solitudes (1894) ; — Œuvres de prose (1898) ; — Sonnet à Alfred de Vigny (1898) ; — Testament poétique (1901) ; — Psychologie du Libre Arbitre (1906).

Les œuvres de M. Sully Prudhomme ont été publiées par A. Lemerre.

M. Sully Prudhomme a collaboré au Parnasse et à de nombreux journaux et revues.

M. René-François-Armand Prudhomme, dit Sully Prudhomme, est né à Paris en 1839. Après avoir fait d’excellentes études au Lycée Bonaparte, il fut reçu bachelier ès sciences en 1856. Il se préparait à l’Ecole polytechnique, lorsque sa famille, croyant à un bel avenir pour lui dans l’industrie, le fit admettre dans les usines du Creusot ; mais bientôt après il revint à Paris, s’y fit recevoir, en 1857, bachelier ès lettres, prit ses inscriptions de droit et travailla dans une étude de notaire.

Il n’était pas plus fait pour vivre « dans le silence des casiers qu’au bruit des marteaux », et sa vraie voie ne tarda pas à se révéler. En 1865, les encouragements de ses amis le décidèrent à publier son premier volume de vers, intitulé Stances et Poèmes, que l’un d’eux signala à Sainte-Beuve en ces termes :

« Ou je me trompe fort et l’amitié m’égare, ou vous serez frappé de ce volume ; il révèle, si je ne m’abuse, un nouveau mouvement dans la poésie et comme le frémissement d’une aurore encore incertaine. »

C’est que, en effet, ce premier recueil mettait d’emblée son auteur hors de page, révélait un maître, un poète d’un charme rare et profond et à qui rien d’humain n’était étranger, une