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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/31

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Quand on voyage (1865) ; — La Peau de tigre, nouvelles (1865) ;

Voyage en Russie (186) ; — Spirite (1866) ; — Le Palais pompéien de l’avenue Montaigne (1866) ; — Rapport sur le progrès des lettres, en collaboration avec Sylvestre de Sacy, Paul Féval et Edouard Thiers (1868) ; — Ménagerie intime (1869) ; — La Nature chez elle (1870) ; — Tableaux de siège (1871) ; — Théâtre : mystères, comédies et ballets (1872) ; — Portraits contemporains (1874) ; — Histoire du romantisme (1874) ; — Portraits et Souvenirs littéraires (1875) ; — Poésies complètes, en 2 volumes (1876) ; — L’Orient, 2 volumes (1877) ; — Fusains et Eaux-Fortes (1880/ ; — Tableaux à la plume (1880) ; — Mademoiselle Daphné ; La Toison d’or, etc. (1881) ; — Guide de l’amateur au musée du Louvre (1882) ; — Souvenirs de théâtre, d’art et de critique (1883).

Les œuvres de Théophile Gautier se trouvent chez Charpentier-Fasquelle.

Théophile Gautier a collaboré au Cabinet de Lecture, à l’Ariel, à la France Littéraire, à la Chronique de Paris, à la Charte, au Figaro, à la Presse, au Moniteur, au Journal Officiel, aux Parnasses, etc.

C’est par Théophile Gautier que s’ouvre le Parnasse Contemporain, Recueil de vers nouveaux, publié par livraisons in-8* dont la première parut le 2 mars 1866. Débuter par ce très grand et impeccable artiste était, dans l’esprit de MM. Catulle Mondés et Louis-Xavier de Ricard, fondateurs du Parnasse, non seulement un hommage dû à l’initiateur de l’évolution qu’entendaient continuer les Parnassiens, c’était en même temps une véritable « déclaration de principes » et une manifestation significative. Le nom de celui dont on a pu dire qu’il « n’avait jamais aimé que le Beau » devait, en effet, tout naturellement s’inscrire en tête du Recueil de la jeune « Ecole » que hantait un noble souci de perfection et qui avait le culte souverain de l’Art et le mépris de l’exécution facile.

Théophile Gautier, né à Tarbes le 31 août 1811, mort à Neuilly le 22 octobre 1872, vint à Paris tout enfant et fit ses études au Collège Louis-le-Grand, puis au Lycée Charlemagne, où il se lia d’une étroite amitié avec Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval. S’étant destiné d’abord à la peinture, il fréquenta pendant quelque temps l’atelier de Rioult. « La lecture des premiers romantiques et le commerce assidu des poètes de la Pléiade récemment « inventée » par Sainte-Beuve déterminèrent, nous dit M. Charles Le Goffic, un changement dans sa vocation. Il lut ses vers à Pétrus Borel. Celui-ci se prit d’enthousiasme et le présenta dés le lendemain chez Hugo, alors en pleine lutte et qui faisait appel à tous les jeunes. Ou n’a pas oublié le rôle prépondérant que jouèrent dans les « batailles » d’Hernani le fameux