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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/264

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GEORGES LAFENESTRE





Bibliographie. — Les Espérances, poésies (1864) ; — Idylles et Chansons, poésies (1874) ; — L’Art vivant (1881) ; — Bartolommea, roman (1882) ; — Maîtres anciens (1882) ; — La Peinture italienne (1885) ; — La Vie et l’Œuvre du Titien (1886) ; — La Tradition dans la peinture française ; — Artistes et Amateurs ; — La Peinture en Europe [Louvre, Florence, Belgique, Venise, Hollande, Rome] ; — Images fuyantes, poésies (1902).

Les poésies de M. Georges Lafenestre se trouvent chez Alphonse Lemerre.

M. Georges Lafenestre a collaboré au Parnasse, à la Gazette des Beaux-Arts, à la Revue des Deux-Mondes, à la Revue de Paris, etc.

M. Georges-Edouard Lafenestre, né à Orléans le 5 mai 1837, est membre de l’Institut (Académie des Beaux-Arts), conservateur des peintures et dessins au musée du Louvre et professeur à l’Ecole du Louvre et au Collège de France.

Il a passé une partie de sa jeunesse en Touraine. « C’est là sans doute, au sein des spacieuses et lumineuses vallées de la Loire et du Cher, près de ces belles eaux où se reflètent les châteaux d’Amboise, de Langeais et de Chenonceaux, qu’il a subi inconsciemment l’influence des poètes et des artistes du xvie siècle. Son œuvre poétique garde de nombreuses traces de son séjour dans les molles et joyeuses campagnes tourangelles. Georges Lafenestre est un amoureux de la Renaissance, et l’Italie l’a de bonne heure attiré. Il a passé plusieurs années à Florence et à Rome, et il en a rapporté de remarquables études sur les Maîtres anciens et la Peinture italienne, qui lui ont assigné une place d’honneur parmi nos critiques d’art. Il y a composé également un roman, Bartolommea (1869), qui contient de fins et charmants tableaux de la vie contemporaine à Rome. » (André Theubiet.)

En 1864, le jeune poète débuta dans les lettres en publiant ses Espérances. « Rarement, dit Théodore de Banville, nous avons vu un si grand souffle, une inspiration si hautaine à la fois et si pure. La langue est ferme, précise, sonore ; la pensée ailée. Pas de dissonances, partout une harmonie puissante et sobre… »