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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/152

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Épars confusément, chevaux et cavaliers
Dont les yeux grands ouverts n’avaient plus de pensées.

On enterra les morts au hasard… et depuis,
Les étoiles du ciel, ces paisibles veilleuses,
Sur le champ du combat passèrent bien des nuits,
Baignant les gazons verts de leurs clartés pieuses ;

Et les petits bergers, durant bien des saisons,
En côtoyant la plaine où sommeillaient les braves,
Dans leur gosier d’oiseau retenant leurs chansons,
Suivirent tout songeurs les grands bœufs aux pas graves.

(Paysages de mer.)