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Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t1.djvu/137

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MADAME ACKERMANN





Bibliographie. — Contes en vers (1855) ; — Contes et Poésies (1863) ; — Premières Poésies (1874) ; — Poésies philosophiques (1874) ; — Pensées d’une solitaire, précédées d’une autobiographie (1883) ; — Pensées d’une solitaire, précédées de fragments inédits [Madame Louise Ackermann intime, par L. R.] (1903).

Les œuvres de Mme L. Ackermann ont été publiées par Alphonse Lemerre.

Mme Ackermann a collaboré au Parnasse Contemporain, etc.

Mme Ackermann (Louise-Victorine Choquet) naquit le 30 novembre 1813. Son naturel et son éducation lui firent une enfance sérieuse et une première jeunesse austère, toute adonnée à la lecture et à l’étude. Son père, voltairien de vieille roche, l’avait soustraite jusqu’à l’âge de douze ans à tout enseignement religieux, et Voltaire, Platon, Buffon et Rousseau furent les auteurs favoris de la jeune fille, jusqu’au moment où l’horizon poétique s’ouvrit pour elle avec Shakespeare, Byron, Gœthe et Schiller. A la mort de son père (1838), elle se rendit une première fois à Berlin, où elle fut reçue dans la famille de M. Schubart ; elle y retourna quelques années après et s’y maria. « Veuve en 1846, elle se retira sur une colline des environs de Nice, et y vécut dans une complète solitude, avec son deuil, ses souvenirs et ses livres. C’est dans cette retraite claustrale que, pendant vingt-quatre ans, se mûrirent sa pensée et son talent ; son érudition y devint considérable. Ses qualités sont précisément celles qu’on rencontre le plus rarement chez les écrivains de son sexe : la vigueur de la pensée et l’éloquence de l’expression. Ses cris sont tout virils ; le soupir élégiaque, si fréquent dans la poésie féminine, ne l’est point dans la sienne… Mme Ackermann a trouvé, en poésie, des accents qui lui sont propres pour exprimer le dernier état de l’âme humaine aux prises avec l’inconnu : c’est là le caractère éminent de son œuvre. Les sujets qu’elle excelle à traiter, tirés du problème de la condition de l’homme, sont d’un intérêt snpérieur et permanent. » (Sully Prudhomme.)

Outre ses divers recueils de poèmes, Mme Ackermann a publié, en 1883, quelques années avant sa mort (1890), Les Pensées d’une solitaire, précédées d’une autobiographie.