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de plus commode. Nous commençons par l’Écossaise ; nous attendons qu’on joue à Paris le Droit du Seigneur pour nous on emparer.

Je suis bien vieux ; pourrai-je faire encore une tragédie ? qu’en, pensez-vous ? Pour moi, je tremble. Vous m’avez furieusement remis au tripot, ayez pitié de moi.


4699. — À M.  ABEILLE[1].
À Ferney, 7 octobre.

Ne jugez pas, monsieur, de ma reconnaissance par le délai de mes remerciements. Des spectacles qu’il a fallu donner chez moi, par complaisance autant que par goût, m’ont, pendant quelque temps, détourné de l’agriculture ;


Posthabui tamen illorum mea séria ludo[2].


Je profite des premiers moments d’un loisir nécessaire à mon âge et à ma mauvaise santé, pour vous dire que je n’ai pas seulement lu avec plaisir, mais avec fruit, le livre dont vous avez bien voulu m’honorer. Ce sera à vous, monsieur, que je devrai des prés artificiels. Je les fais tous labourer et fumer. Je sème du trèfle dans les uns, et du fromentel dans les autres. Tout vieux que je suis, je me regarde comme votre disciple. On défriche, dit-on, une partie des landes de Bordeaux, et on doute du succès. Je ne doute pas des vôtres en Bretagne. Les états se signalent par des encouragements plus utiles que des batailles. Vous partagez cette gloire. Soyez persuadé, monsieur, de la reconnaissance respectueuse avec laquelle j’ai bien sincèrement l’honneur d’être votre très-humble et très-obéissant serviteur.


4700. — À M.  LE PRÉSIDENT DE RUFFEY[3].
7 octobre.

Mon cher président, vous avez une belle âme, vous n’êtes point fétiche. Je suis pénétré de vos bontés, et je compte sur votre amitié pour le reste de ma vie. J’envoie à M. de Blancey et

  1. Louis-Paul Abeille, né à Toulon le 2 juin 1719, mort le 28 juillet 1807, avait publié le Corps d’observations de la Societé d’agriculture de commerce et des arts, établie par les états de Bretagne, 1761, in-8°.
  2. Virgile, eclog. vii, 17.
  3. Éditeur, Th. Foisset.