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au Grand Journal, transcrit en ces pages les origines du Christianisme. Il a vu. Il a écouté. Et, scribe quotidien, presque mécanique, payé sans générosité outrancière d’ailleurs, il enregistre, il constate. Des milliers de lecteurs, dépliant la feuille matinale, voient Jésus-Christ avec les yeux quelconques de M. Pépin, l’entendent avec ses oreilles vulgaires. Les Dieux ne se révèlent qu’aux âmes dignes de les contempler. Et Jésus-Christ, quoique Fils de Dieu et Dieu lui-même, ne sera jamais, pour M. Pépin et les médecins célèbres interviewés par lui, qu’un « aliéné vulgaire, atteint de mégalomanie compliquée, d’hystérie religieuse ».