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La place de la Concorde s’éveillait… Et la Déesse, s’arrêtant enfin, quitta la conque voyageuse.

Nue comme au jour de sa naissance divine, Kythérée traversa la place et entra dans la ville.

Le vent du matin avivait l’éclat des astéries qui couronnaient le front de la Déesse. Un peu d’embrun mouillait encore la fleur du sein gauche. Les cheveux semblaient une forêt marine d’algues dorées. Les prunelles variables recélaient toutes les couleurs de la mer. Plus blanc que l’écume natale le corps olympien resplendissait…

Nue comme au jour de sa nais-