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VIVRE



Puisqu’il est, semble-t-il, nécessaire de vivre
En portant le poids lourd des anciens désespoirs,
Tous les matins, et tous les jours, et tous les soirs,
Interrogeons nos cœurs et sachons l’art de vivre !

Sachons enfin chanter les roses du matin
Ô nous qui replions les ailes de notre âme !
Sachons nous réjouir en paix du mets infâme
Et nous accommoder des chants et du festin !