Page:Vivien - Haillons, 1910.djvu/100

Cette page a été validée par deux contributeurs.


CYPRÈS DU PURGATOIRE



Nous voici toutes deux mortes, car tout survient…
Voici les hauts et longs cyprès du Purgatoire
Dressés sur le chemin de la céleste gloire,
Et malgré tout, mon cœur, qui t’aime, se souvient.

Vois, leurs sommets se sont perdus dans le ciel morne
De l’éternel couchant qui ne finira pas,
Et nous, les deux Esprits désunis et très las,
Nous voici cheminant sur le chemin sans borne.