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qui servait à les sceller à la tête du mur sous l’égout du toit (voy. fig. 4). Bien entendu, ces tuiles étaient posées suivant un plan incliné, et se trouvaient ainsi plus éloignées de l’égout du comble, à l’extrémité inférieure du chenal qu’à son point le plus élevé. Ce moyen ne pouvait donc convenir qu’à des façades de peu d’étendue.

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C’est vers la fin du XIIe siècle que les terres cuites pour couvertures, pour carrelages, pour cintres et faîtières, atteignent un assez grand développement. Les moyens de fabrication se perfectionnèrent encore pendant le XIIIe siècle. La tuilerie de cette époque est remarquablement belle et bonne. Les terres, soigneusement épurées et corroyées, sont bien cuites et souvent en très-grandes pièces.

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Dans les provinces du nord de la France, dès la fin du XIe siècle, on avait abandonné le système romain pour les couvertures de tuiles. C’est qu’en effet ce système ne convient guère aux climats brumeux. Bientôt la poussière arrêtée dans ces canaux, l’humidité aidant, développe des mousses et des végétations qui envahissent les toitures. Par les bourras-