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[tuile]
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boitaient sur les tuiles couvre-joints des pans (voy. la fig. 3)[1]. Ainsi n’était-on pas obligé de sceller ces arêtiers à l’aide du mortier. Il ne faut pas omettre les tuiles gouttières posées à la base des combles en guise de chéneaux, pour recevoir les eaux pluviales et les conduire dans des tuyaux de descente de terre ou dans des gargouilles saillantes.

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Il n’est pas besoin de dire que ces tuiles gouttières n’étaient employées que dans les constructions les plus ordinaires élevées en brique ou en moellon. C’était un moyen de recueillir les eaux de pluie et de les approvisionner dans des citernes. Les tuiles gouttières que l’on trouve encore dans le midi et l’ouest de la France sont très-grandes ; elles mesurent en longueur 0m,65 (2 pieds), et ont d’un côté un rebord A prolongé

  1. Dès le XIIe siècle on employait ces tuiles d'arêtiers dans les provinces méridionales et de l'Ouest.