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attiré l’attention de Villard de Honnecourt, puisqu’il le donne dans son album ; mais cette rose a été gravée dans plusieurs recueils avec assez de soin et d’exactitude pour que nous ne croyions pas nécessaire de la reproduire ici. Elle se recommande par une structure singulièrement robuste et des combinaisons d’appareil d’une énergie rare. Mais la pierre employée (calcaire de Berchère) ne permettait pas ces délicatesses de tracés, ces fines découpures des roses de l’Île-de-France et de Champagne.

Rose.eglise.Montreal.Yonne.png

Une école du moyen âge fort remarquable, celle de Bourgogne, semble n’avoir admis le principe des roses qu’avec défiance. Dans cette province, les roses sont petites et n’apparaissent que tardivement. Cependant la Bourgogne possède des matériaux qui se prêtent parfaitement à ce genre de claires-voies. On voit apparaître les premières roses dans la petite église de Montreal (Yonne), qui date des dernières années du