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drangulaire et à pointe plate, ainsi que le fait voir le détail a. Ces clous, rivés en dehors, ne faisaient pas fendre le bois (leur pointe étant plate, de champ, suivant le fil), et, au moyen de leur tête quadrangulaire, maintenaient fortement les platines auprès du gond b et de l’œil c.

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Lorsque les châssis ouvrants avaient une assez grande hauteur (six à sept pieds), les paumelles étaient longues et munies de deux œils espacés, pour empêcher le gauchissement des bois. La figure 42 retrace une de ces paumelles ou charnières, qui paraît appartenir à la fin du XIVe siècle ou au commencement du XVe[1]. La fiche est libre entre les œils, vue, et est ornée d’une queue de fer rond enroulée en spirale autour d’elle. Cette queue est libre aussi. Pour dégonder le châssis, il suffit d’enlever cette fiche par le haut.

La figure 43 donne une paumelle A, une charnière B et une charnière équerre C attachées à la porte d’une chapelle de l’église de Semur en Auxois (voy. Menuiserie, fig. 15). La porte bat dans une feuillure de

  1. D’un châssis de croisée d’une maison à Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Le châssis battait sur un dormant.