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[serrurerie]
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arrêt E, forgé avec la barre, arrête le verrou, de façon que son extrémité D ne puisse échapper l’œil de l’embrasse F.

Ces vertevelles ne sont pas rares, et beaucoup de vieilles portes en possèdent encore. Celle-ci était placée à l’intérieur de la porte de l’église de Savigny-en-terre-pleine (Yonne)[1] ; mais le verrou tombait dans une gâche scellée au trumeau.

Outre ces verrous horizontaux formant barres, il fallait munir les vantaux, qu’ils fussent simples ou doubles, de verrous bas, verticaux, tombant dans une gâche scellée dans le seuil, tant pour empêcher les vantaux de gauchir que pour rendre une effraction beaucoup plus difficiles. Ces verrous se composent d’une barre de fer verticale glissant dans deux embrasses rivées sur des platines. À sa partie supérieure, la barre est munie d’un anneau mobile qui permet de la soulever et de faire sortir son extrémité inférieure de la gâche.

Verrou.vertical.png

La figure 33 présente un de ces verrous, dont la forme est bien connue.

  1. L’église de Savigny-en-terre-pleine date des dernières années du XIIe siècle. La vertevelle, figure 32, paraît appartenir au milieu du XIIIe.