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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/562

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[fourches]
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aujourd’hui par l’extrémité occidentale de la place Dauphine, un aux Champeaux, un derrière les jardins des Petits-Augustins, à peu près à la hauteur de la rue Saint-Benoît, et qui se trouvait sur les terrains de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.

centrér


Ce dernier gibet, comme beaucoup d’autres, se composait de quatre piliers de pierre avec quatre traverses de bois. Il est figuré dans la tapisserie de l’Hôtel de ville et dans le grand plan de Mérian. D’autres encore se composaient de deux piles avec une seule traverse, ou de trois posées aux angles d’un triangle équilatéral avec trois traverses de couronnement. L’aspect hideux de ces édifices, l’odeur empestée qui s’en exhalait n’empêchaient pas l’établissement de cabarets, de courtilles et de lieux de débauche dans leur voisinage.

« Pour passer temps joyeusement,
Raconter vueil une repeue
Qui fut faicte subtillement
Près Montfaulcon, c’est chose sçeüe,
.    .    .    .    .    .    .    .    .    .
Tant parlèrent du bas mestier,
Que fut conclud, par leur façon,
Qu’ilz yroyent, ce soir-là, coucher
Près le gibet de Montfaulcon,