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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/56

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dans la construction, sont des signes certains de la restauration qui a modifié les dispositions premières du donjon d’Étampes. Le petit corps-de-garde H, placé au-dessus de la poterne, contenait probablement le mécanisme destiné à faire jouer le pont volant s’abattant sur la chaussée A′.

Plan.donjon.Etampes.3.png

Le second étage (17) était destiné à l’habitation du seigneur. Il est muni de deux cheminées O et possède des latrines en L. On voit en G′ l’arrivée de l’escalier dans une embrasure de fenêtre dont le sol est placé un peu au-dessous du plancher. Quatre colonnes engagées portent deux gros arcs doubleaux diagonaux dont nous reconnaîtrons l’utilité tout à l’heure ; de plus, deux autres arcs doubleaux sont bandés en P, pour porter le comble central. L’escalier à vis continuait et arrivait au niveau du troisième étage crénelé disposé pour la défense. Le comble se composait d’un pavillon carré pénétré par des croupes coniques. Supposons maintenant (18) une coupe faite sur la ligne AB des plans. Nous voyons en F la fausse entrée intérieure percée au niveau du sol de la poterne et tombant dans la cave ; en B′, la rampe descendant sur le sol de cette cave le long du puits ; en G, l’arrivée de la rampe au niveau du sol du premier étage ; en H, la porte donnant entrée dans le corps-de-garde situé au-dessus du vestibule de la poterne et dans l’escalier, partie à vis, dont la première issue se voit en G′, à quelques marches au-dessous du sol du second étage. En continuant à monter cet escalier à vis, on arrivait à la porte M, percée au niveau du plancher du troisième étage, au-dessus de la grand’salle, étage uniquement destiné à la défense. Mais pour que les défenseurs pussent recevoir facilement des ordres du commandant demeu-