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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/475

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[fleuron]
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cher à imiter servilement la nature, ces formes végétales ;

Fleuron.cathedrale.Chartres.png


ils en saisissent le caractère puissant, vivace, et composent des fleurons comme celui-ci (2), qui date des dernières années du XIIe siècle et provient des gâbles inférieurs des contre-forts de la cathédrale de Paris (côté nord). Cette forme simple ne leur paraît pas présenter une silhouette assez découpée, ces artistes recourent encore à la nature, et ils ouvrent davantage les folioles qui accompagnent le pistil (3)[1], de manière à obtenir un épanouissement ; ou bien encore, un peu plus tard (vers 1220), ils recherchent l’imitation des bourgeons (4)[2] ; ils les dissèquent, ils en enlèvent certaines

  1. Des gâbles de contre-forts des tours de la cathédrale de Paris.
  2. De la façade de l’église abbatiale de Vézelay.