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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/437

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que, reconnaissant la faiblesse des parements extérieurs de la tour de Suger et leur peu de liaison avec la maçonnerie intérieure, il avait habilement reporté toutes les pesanteurs en dedans.

Plan.fleche.Saint.Denis.png

Voici (5) le quart du plan de la partie inférieure de la flèche de Saint-Denis. En A sont les parements intérieurs de la tour du XIIe siècle. Les côtés B de l’octogone sont portés sur quatre trompillons. Sur cette base, l’architecte a élevé une colonnade intérieure composée de monolithes destinés à reporter, par suite de leur incompressibilité, toute la charge vers l’intérieur. Quatre lucarnes C s’ouvrent dans quatre des faces de l’octogone ; les quatre angles D sont occupés par des pinacles. Cette colonnade formait une galerie E intérieure, à laquelle on arrivait par un escalier ménagé dans l’un des quatre angles et remplaçant l’un des pinacles ; elle permettait de surveiller et d’entretenir les constructions de la flèche. On observera que l’assise dernière de la tour, qui porte les

    composait la pyramide. Il faut dire aussi que les parties inférieures, les étages de la tour, n’avaient pas été consolidés, mais au contraire affaiblis par des reprises extérieures faites en placages, sans affermir les massifs très-altérés par le temps.