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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/410

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ouvertes, non plus murées comme des forteresses. C’est surtout dans les villes de l’Île-de-France et de la Champagne que l’on aperçoit, sous le règne de saint Louis, une tendance vers ces besoins de la civilisation moderne.

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Il existe encore à Reims une façade de maison assez complète rue du Tambour, maison dite des Musiciens (voy. Maison), qui date de 1240 environ. Les pièces du premier étage sont éclairées par de larges et hautes fenêtres (37), dont nous donnons en A la face extérieure, en B la face intérieure et en C la coupe. La corniche D, de la maison, est immédiatement posée sur les linteaux de ces fenêtres, derrière lesquels sont bandés des arcs de décharge E qui portent la charpente du comble. Les meneaux sont combinés de façon à recevoir les châssis vitrés sans le secours d’aucune ferrure. D’abord en G est posé, sous l’arc de décharge, un linteau de chêne, percé à ses extrémités de trous correspondant aux renforts circulaires F ménagés aux deux bouts de la traverse de pierre H. Ces renforts, dont le détail perspectif est tracé en I, reçoivent les pivots K des châssis inférieurs et ceux des châssis supérieurs. D’autres renforts analogues O, pris aux dépens de l’appui P, recevaient les pivots bas de ces châssis inférieurs. Les targettes des quatre châssis entraient dans les renflements R réservés à l’intérieur du meneau central. Nous donnons au