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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/340

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de permettre de serrer les étais parfaitement dans leur plan ; à ce que les calles soient proprement coupées, en bon bois, les broches ou pointes qui les maintiennent enfoncées droit ; à ce que les maçonneries sous les plates-formes soient faites avec soin, débordant régulièrement de chaque côté la largeur des plates-formes.

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Il se présente des circonstances où on ne peut, ni poser des chevalements, ni des étais ordinaires, ni des étrésillons, et où il faut reprendre, par exemple, une pile en sous-œuvre, parce que les assises inférieures se seraient écrasées ou auraient été endommagées gravement. Soit, fig. 5, une pile cylindrique A portant des arcs dans tous les sens, quatre arcs doubleaux et quatre arcs ogives ; cette pile soutient deux ou trois étages d’autres piles avec voûtes : impossible, ni d’étayer, ni d’établir des chevalements. On peut cintrer les huit arcs, mais cela n’empêchera pas le poids des piles supérieures d’agir sur la pile inférieure. Les assises basses de cette pile sont écrasées. Nous établirons un châssis en bois de chêne d’un fort équarrissage qui sera fait ainsi que l’indique le tracé B en perspective, et B′ en plan, avec des joints, des tenons et mortaises gais, des boulons b