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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/280

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que tout autre à cette triste influence, et sous Louis XIII on continuait à fabriquer des faîtières, des épis en terre émaillée ou vernissée, pour décorer les combles des habitations privées. Le musée de la cathédrale de Sées possède un épi de cette époque qui, tout barbare qu’il est, conserve quelques restes de ces traditions du moyen âge ; c’est pourquoi nous en présentons ici (7) une copie. Cet épi est complétement passé au vernis brun verdâtre.

Epi.musee.Seez.png

Le plomb se prêtait beaucoup mieux que la terre cuite à l’exécution de ces décorations supérieures des toits ; aussi l’employait-on pour faire des épis sur les combles, toutes les fois que ceux-ci étaient couverts en métal ou en ardoise. Au XIIe siècle, et avant cette époque, on n’employait guère, pour les couvertures des combles, que la tuile et, exceptionnellement, le plomb ; l’ardoise n’était en usage que dans les contrées où le schiste est abondant (voy. Ardoises, Plomberie, Tuile). Ce n’était donc que sur des