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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/271

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qui étaient chargés de tirer sans cesse contre les créneaux d’un rempart attaqué pendant le travail des mineurs ou la manœuvre des engingneurs occupés à faire avancer les beffrois, les chats et les échelles, se couvraient de mantelets légers tels que ceux représentés dans les fig. 36 et 37.

Mantelet.defensif.2.png
Mantelet.defensif.3.png


Ces tirailleurs devaient sans cesse changer de place, pour éviter les projectiles des assiégés ; il était nécessaire que les mantelets leur servant d’abri fussent facilement transportables. Nous donnons, dans l’article Siége, les dispositions d’ensemble de ces moyens d’attaque et de défense. Avant nous, un auteur illustre[1] avait reconnu la valeur de ces engins de guerre du moyen âge et combien peu jusqu’alors ils avaient été étudiés et appréciés ; nous devons à la vérité de dire que ces premiers travaux nous ont mis sur la voie des quelques aperçus nouveaux présentés dans cet article. Mais l’art de la guerre au moyen âge mériterait un livre spécial ; nous serions heureux de voir ce côté si peu connu de l’archéologie mis en lumière par un auteur compétent en ces matières.

  1. Voy. le Précis hist. de l’influence des armes à feu sur l’art de la guerre, par le prince Louis-Napoléon Bonaparte, présid. de la République.