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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 5.djvu/247

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[engin]
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vertical cylindrique, avec une face plate (voy. le plan A) tournant au moyen de deux tourillons. À la base de cet arbre est fixé un châssis triangulaire posé sur deux roues et relié audit arbre par deux liens ou contre-fiches. Des ressorts en bois vert sont fortement attachés au pied de l’arbre avec des brides en fer et des cordes de nerfs. Un treuil fixé sur deux montants, entre les contre-fiches, est mu par des manivelles et roues d’engrenage. Un bout de corde avec un crochet est fixé à l’extrémité supérieure du ressort, et une autre corde, munie d’un crochet à bascule B, s’enroule sur le treuil après avoir passé dans une poulie de renvoi. Quatre hommes amènent le ressort. Un dard passe par un trou pratiqué à l’extrémité supérieure de l’arbre D, et un support mobile à fourchette E, s’engageant dans les crans d’une crémaillère F, permet d’abaisser ou de relever le tir, ainsi que le fait voir le profil G. Lorsque le ressort est tendu, le pointeur fixe le dard, fait mouvoir le châssis inférieur sur sa plate-forme suivant la direction du tir et, appuyant sur la cordelle C, fait sauter le crochet : le ressort va frapper le dard à sa base et l’envoie au loin dans la direction qui lui a été donnée. La fig. 19 donne le plan de cet engin.

Plan.catapulte.a.ressort.png

L’artillerie à feu était employée que, longtemps encore, on se servit de ces engins à contre-poids, à percussion, et de ces arbalètes à tour, tant on se fiait en leur puissance ; et même la première artillerie à feu n’essaya pas