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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/432

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[cloître]
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figure d’ange surmontée d’un dais, et de dégager l’angle dans sa partie inférieure en le soutenant par deux colonnes posées de manière à détruire son aiguïté[1].

Cloitre.Laon.2.png


Ce motif, qui n’est qu’une pure décoration et un arrangement de retour d’équerre, est fort beau ; nous le représentons (16). Il nous fournit l’occasion de faire ressortir encore les qualités toujours neuves et imprévues qui distinguent l’architecture de cette époque et avec quel art, d’une nécessité vulgaire, les architectes savaient tirer un parti décoratif. Comment cette originalité, cette fertilité d’invention se sont-elles éteintes chez nous, pour être remplacées par des formes de convention, prévues

  1. Au XVIe siècle, un cadran solaire fut attaché à la statue de l’ange ; peut-être en existait-il un autre avant cette époque. Nous devons les dessins de ce cloître à M. Bœswilwald, architecte de la cathédrale de Laon.