Ouvrir le menu principal

Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/410

Cette page a été validée par deux contributeurs.
[clocher]
— 407 —

longtemps la forme et les dispositions adoptées au XIIIe siècle, et n’en diffèrent que par les détails qui suivent le mouvement imprimé dès cette époque aux arts de l’architecture ; c’est-à-dire que leurs points d’appui tendent à devenir plus grêles, leurs flèches et couronnements de plus en plus élancés. Les clochers se couvrent de découpures de pierre, se percent d’ajours surprenants, mais la masse reste la même.

Clocher.Thoureil.2.png


Or ces détails trouvant leur place dans le Dictionnaire, nous n’avons pas à nous en occuper ici. D’ailleurs, ainsi que nous l’avons dit déjà, les désastres politiques des XIVe et XVe siècles ne laissèrent pas aux monastères, aux évêques et aux paroisses, le loisir d’élever des clochers d’une certaine importance. Beaucoup de ces tours, commencées vers le milieu du XIIIe siècle, restèrent inachevées et ne furent terminées qu’à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe. Lorsque l’architecture qui avait pris naissance, pendant le XIIe siècle, dans le domaine royal et les provinces voisines, se fut répandue sur toute la surface de la France, ces différences d’écoles, si intéressantes à étudier pendant la période romane, disparurent pour faire place à des reproductions à peu près uniformes d’un type unique. Le clocher est le monument qui indique le plus nettement les nombreuses variétés de l’art