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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/224

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[chéneau]
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ou ardoises qui glissaient sur la pente des combles[1].

centrér


Ce n’est que de 1225 à 1240 que des gargouilles saillantes furent adaptées aux chéneaux pour distribuer l’écoulement des eaux pluviales d’une manière régulière et sur certains points des édifices. Dans les églises à bas-côtés, les eaux des chéneaux, vers cette époque, furent conduites sur les chaperons des arcs-boutants, puis rejetées au dehors par des gargouilles en pierre posées à l’extrémité des pentes de ces arcs-boutants. Les eaux de pluie, tombant sur les combles supérieurs, arrivaient ainsi, par le plus court chemin, sur le sol extérieur. Mais les arcs-boutants, destinés à contrebutter la poussée des voûtes, n’atteignaient pas le niveau des corniches supérieures ; on essaya d’abord de jeter les eaux des chéneaux des grands combles, à gueule-bée, par des gargouilles, sur les chéneaux formant le chaperon des arcs-boutants ; et, quoique la distance entre ces chaperons et les gargouilles supérieures ne fût pas considérable, cependant le vent ren-

  1. Il faut observer que déjà, au commencement du XIIIe siècle, les combles des cathédrales de Paris et de Chartres étant couverts en plomb, les chéneaux n’avaient pas, ici du moins, à arrêter la chute des ardoises ou tuiles.