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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/212

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[cheminée]
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des pieds-droits et manteaux des cheminées, et ces manteaux s’abaissèrent successivement jusqu’à la hauteur d’appui.

Tuyaux et mitres de cheminée. Les conduits de fumée des cheminées du XIIe siècle sont ordinairement cylindriques à l’intérieur et terminés au-dessus des pignons ou des combles en forme de grosse colonne couronnée par une mitre. Construits d’ailleurs avec grand soin au moyen d’assises de pierre évidées, ces tuyaux affectent souvent une forme monumentale qui surmonte d’une façon gracieuse le faîte des édifices. La cheminée de la maîtrise de la cathédrale du Puy-en-Vélay, dont nous avons donné un dessin (fig. 1 et 2), est terminée au-dessus du pignon de la salle à laquelle elle est adossée, par un beau tuyau cylindrique formé d’assises de pierres noires et rousses alternées, avec mitre en forme de lanterne couverte par un cône.

Tuyau.cheminee.cathedrale.Puy.en.Velay.png


Nous en donnons la représentation géométrale (14). Très-rarement, à cette époque primitive, les cheminées sont superposées, de sorte que les tuyaux sont simples et isolés. Mais la cheminée du Puy est relativement petite ; lorsque les cheminées avaient des dimensions considérables, lorsqu’elles devaient chauffer de grandes