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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/185

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[château]
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porte flanquée de tourelles, avec grosses tours aux angles, bâtiments de service symétriquement placés en aile ; puis de la demeure seigneuriale, séparée de l’avant-cour par un fossé, flanqué également de quatre grosses tours rondes réunies par de grands corps de logis à peu près symétriques. Un fossé extérieur entourait l’ensemble du château. On voit, dans cette vue, que la courtine de face et ses deux tours sont encore percées à leur base d’embrasures pour recevoir des bouches à feu, qu’elles sont garnies de machicoulis et de créneaux. Ce n’était plus là qu’un signe de puissance, non une défense ayant quelque valeur. Mais, comme nous le disions plus haut, les seigneurs ne pouvaient abandonner ces marques ostensibles de leur ancienne indépendance ; pour eux, il n’y avait pas de château sans tours et sans créneaux, sans fossés et pont-levis.

Plan.chateau.Bury.png

Tel était aussi le beau château de Bury, situé à huit kilomètres de Blois, proche de la Loire. Les bâtiments avaient été élevés par le sire Florimond Robertet, secrétaire d’État sous les rois Charles VIII, Louis XII et François Ier. Ils réunissaient tout ce qui composait une demeure seigneuriale du moyen âge. On entrait dans la cour principale du château par un pont-levis A flanqué de deux tourelles (36). Cette cour F était bordée de trois côtés par des corps de logis parfaitement réguliers, bien qu’ils fussent destinés à contenir des services divers, et terminés aux quatre angles par quatre tours. Du corps de logis du fond on descendait dans un jardin particulier E, avec fontaine monumentale au centre, terminé par deux