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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 3.djvu/143

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Louvre. Si Charles V les eût rebâties, il n’eût certainement pas conservé ces tours d’un faible diamètre et passablement engagées dans les courtines.

Plan.chateau.Villandraut.png

Le château de Villandraut près Bazas, bâti vers le milieu du XIIIe siècle, nous fait voir déjà des tours très-fortes et saillantes sur les courtines, flanquant à chaque angle un parallélogramme de 47m,50 sur 39m,00 dans œuvre. Ce château, publié déjà par la commission des monuments historiques de la Gironde, et dont nous donnons le plan (23), est parfaitement régulier, comme presque tous les châteaux de plaine ; son unique entrée est flanquée de deux tours très-fortes et épaisses ; des logements étaient disposés à l’intérieur le long des quatre faces, de manière à laisser une cour de 25m,00 sur 30m,00 environ[1]. Ici, pas de donjon, ou plutôt le

  1. M. Jules Quicherat a trouvé, dans la province de Burgos (vieille Castille), un village qui porte le nom de ce château devenu célèbre, au XIIIe siècle, par le séjour qu’y fit l’archevêque Bertrand de Goth, après l’avoir fait reconstruire. Selon M. Quicherat, au commencement du XIIIe siècle, un cadet de Biscaye, don Alonzo Lopès, apanagé de Villandraut (villa Andrando), eut deux fils, dont le plus jeune, don André,