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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/72

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cathédrale d’Amiens, XIIIe siècle ; A indique la coupe des claveaux avant la sculpture. De même, si l’archivolte se compose de moulures avec ou sans ornements, la forme première du claveau se retrouve (31) ; porte latérale de l’église Saint-Nazaire de Carcassonne, XIVe siècle.

Archivoltes.eglise.Saint.Nazaire.Carcassonne.png
Archivoltes.eglise.Notre.Dame.de.Semur.png

Au XVe siècle cette méthode change ; les archivoltes des portails sont posées avec la moulure ou gorge qui doit recevoir les figures ; cette gorge porte seulement les dais et supports des statuettes, et celles-ci sont accrochées après coup au moyen d’un gond scellé dans le fond de la moulure (32) ; portail de l’église Notre-Dame de Semur ; dès lors ces statuettes, sculptées dans l’atelier et adaptées après coup, n’ont plus cette uniformité de saillie, cette unité d’aspect qui, dans les portails des XIIIe et XIVe siècles, fait si bien valoir les lignes des archivoltes et leur laisse une si grande fermeté, malgré la multiplicité des détails dont elles sont chargées.

archivoltes des portes.

Toutes les portes des époques romane et ogivale étant, sauf quelques exceptions qui appartiennent au Poitou et à la Saintonge, couronnées par un linteau, les archivoltes ne sont que des arcs de décharge qui empêchent le poids des maçonneries de briser ces linteaux. Les moulures qui décorent ces archivoltes subissent les mêmes