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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/463

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Si ingénieux que fussent ces expédients pour défendre les parties saillantes des fortifications, on ne tarda pas à reconnaître qu’ils avaient l’inconvénient de diviser les ouvrages, d’ôter les moyens d’accéder facilement et rapidement, du dedans de la ville, à tous les points extérieurs de la défense, tant il est vrai que les formules les plus simples sont celles qu’on adopte en dernier lieu. On laissa donc les bastions ouverts à la gorge, mais on établit entre eux, et en avant des courtines, des ouvrages isolés qui devinrent d’une grande utilité pour la défense, et qui furent souvent employés pour empêcher les approches devant des fronts faibles ou de vieilles murailles ; on leur donna le nom de ravelins ou de demi-lunes lorsque ces ouvrages ne présentaient que la forme d’un petit bastion, et de tenailles si deux de ces ouvrages étaient réunis par un front (72 ter).

Ravelin.et.tenaille.png

A est un ravelin et B une tenaille. Ces ouvrages étaient déjà en usage à la fin du XVIe siècle pendant les guerres de religion ; leur peu d’élévation les rendait difficiles à détruire, en même temps que leurs feux rasants produisaient un grand effet.

C’est aussi pendant le cours du XVIe siècle que l’on donna un talus pro-