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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/445

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tâtonnements, cherchait non point à établir un système général, neuf, mais à préserver les vieilles murailles par des ouvrages de campagne plutôt que par un ensemble de défenses fixes combinées avec méthode.

Porte.Mazelle.Metz.png

Cependant ces tâtonnements devaient nécessairement conduire à un résultat général ; on fit bientôt passer les fossés devant et derrière les boulevards des portes, ainsi que cela avait été antérieurement pratiqué pour quelques barbacanes, et à l’extérieur des ces fossés on établit des remparts en terre formant un chemin couvert. C’est ainsi que peu à peu on commandait les approches de l’assiégeant ; on sentait le besoin de fortifier les dehors, de protéger les villes par des ouvrages assez saillants pour empêcher les batteries de siége de bombarder les habitations et magasins de l’assiégé ; c’était surtout le long des rivières navigables, des ports,