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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/442

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vient d’être dit (61).

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On ménageait de distance en distance des embrasures garnies de portières. Si l’assiégé était pris au dépourvu, ou s’il ne pouvait se procurer de la terre convenable, il se contentait d’enlacer entre eux des arbres garnis d’une partie de leurs branchages ; les intervalles étaient bourrés de fascines (62)[1].

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Ces nouveaux obstacles opposés à l’artillerie de siége firent employer des boulets creux, des projectiles chargés d’artifice qui, éclatant au milieu des remparts, y causaient un grand désordre ; peu à peu on dut renoncer aux attaques brusquées et n’approcher des places ainsi munies qu’à couvert dans des boyaux de tranchée contournés dont les retours anguleux ou arrondis étaient défilés par des gabions remplis de terre et posés debout.

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Ces gros gabions servaient aussi à masquer les pièces en batterie ; l’intervalle entre ces gabions formait embrasure (63)[2]. Lorsque l’assiégé arrivait au moyen des tranchées à établir ses dernières batteries très-près de la place et que celle-ci était munie de bons remparts extérieurs et de murailles d’un commandement considérable, force était de protéger la batterie de brèche contre les

  1. Voy. le Roi sage. Récit des actions de l’empereur Maximilien Ier, par Marc Treitzsaurwen, avec les gravures de Hannsen Burgmair. Publ. en 1775 ; Vienne. (Les gravures en bois de cet ouvrage datent du commencement du XVIe siècle.)
  2. Ibid.