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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/396

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moins aigu que lorsque les tours étaient circulaires, et par conséquent de leur envoyer des projectiles de plus près. À Carcassonne les becs sont disposés ainsi que l’indique en plan la figure 24.

Tour.Carcasonne.avec.bec.png

Mais au château de Loches, comme à Provins à la porte Saint-Jean, on leur donnait la forme en plan de deux courbes brisées (24 bis) ;

Plan.tours.Loches.et.Provins.png

à la porte de Jouy de la même ville (24 ter), ou aux portes de Villeneuve-le-Roi, la forme d’ouvrages rectangulaires posés en pointe, de manière à battre obliquement l’entrée et les deux courtines voisines. On avait donc reconnu dès le XIIIe siècle l’inconvénient des tours rondes, leur faiblesse au point de la tangente parallèle aux courtines (voy. Porte). L’emploi de ces moyens paraît avoir été réservé pour les places très-fortement défendues, telles que Carcassonne, Loches, etc., car parfois à la fin du XIIIe siècle, dans des places de second ordre, on se contentait de tours carrées peu saillantes pour défendre les courtines, ainsi qu’on peut le voir encore de nos jours sur l’un des fronts de l’enceinte