Ouvrir le menu principal

Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/38

Cette page a été validée par deux contributeurs.
[ang]
— 19 —

tient un sceptre de la main gauche, et ses pieds nus portent sur un dragon dévorant un arbre feuillu ; il est nimbé ; les manches de sa tunique sont ornées de riches broderies.

Ange.cathedrale.Bordeaux.2.png
Ange.cathedrale.Bordeaux.3.png

Au-dessus du Christ triomphant de la porte nord de la cathédrale de Bordeaux, XIIIe siècle, on remarque deux anges en pied, tenant le soleil et la lune (6) ; cette représentation symbolique se trouve généralement employée dans les crucifiements (voy. Crucifix). Dans la cathédrale de Strasbourg, il existe un pilier, dit « Pilier des Anges, » au sommet duquel sont placées des statues d’anges sonnant de la trompette, XIIIe siècle (7). Ces anges sont nimbés.

Ange.cathedrale.Strasbourg.png
Ange.Sainte.Chapelle.Paris.png

Sur les amortissements qui terminent les pignons ou gâbles à jour des chapelles du XIVe siècle de l’abside de la cathédrale de Paris, on voyait autrefois une série d’anges jouant de divers instruments de musique ; ce motif a été fréquemment employé dans les églises des XIVe et XVe siècles. Les anges sont souvent thuriféraires ; dans ce cas, ils sont placés à côté du Christ, de la sainte Vierge, et même quelquefois à côté des saints martyrs. À la Sainte-Chapelle, les demi-tympans de l’arcature basse sont décorés de statues d’anges à mi-corps sortant d’une nuée, et encensant les martyrs peints dans les quatrefeuilles de ces arcatures (8). Presque toujours, de la main gauche, ils tiennent une navette.