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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/318

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guerrand de Coucy, troisième du nom, avait été condamné à payer pour avoir fait pendre trois jeunes Flamands, qui avaient été pris chassant dans ses forêts[1]. Les Jacobins, resserrés le long de ces murailles de ville, finirent par obtenir le Parloir aux bourgeois que le roi Charles V leur donna en 1365, après avoir acquis le cens et la rente de cette propriété municipale. Depuis, les bâtiments du couvent furent reconstruits en partie ; mais l’église A et le réfectoire B dataient de la construction primitive. L’école de Saint-Thomas D, était une jolie salle de la renaissance, que nous avons vu démolir il y a peu de temps. L’église des Jacobins d’Agen, bâtie vers le milieu du XIIIe siècle, est à deux nefs, ainsi que celle des Jacobins de Toulouse, élevée dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Nous donnons ici (24 bis) le plan de ce bel établissement.

Plan.eglise.Jacobins.Toulouse.png

Originairement l’église était complètement dépourvue de chapelles, celles des nefs comme celles du rond-point ne furent élevées que pendant les XIVe et XVe siècles. L’entrée des fidèles est au sud sur le flanc de la nef de droite ; à l’extrémité antérieure de la nef de gauche A, étaient les stalles des religieux. Sur la paroi de la nef de droite adossée au petit cloître C, on remarque la chaire détruite aujourd’hui, mais dont les traces sont visibles, et qui se trouve indiquée sur un vieux plan déposé au Capitole de Toulouse ; l’entrée des fidèles était précédée d’une cour ou narthex ouvert ; c’était par cette cour que l’on pénétrait également dans le monastère en passant par le petit cloître. En B est le grand cloître ; en D la salle capi-

  1. J. Du Breul, Th. des ant. de Paris, p. 380.