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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/309

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en C avec corps de garde[1]. Une seconde porte s’ouvre en D et donne entrée dans la petite ville, habitée de temps immémorial par des pêcheurs. De cette porte on accède aux boulevards par un escalier, et en suivant les remparts qui s’élèvent sur le rocher vers l’est, on arrive bientôt à des emmarchements considérables tournant vers le nord jusqu’à la porte de l’abbaye F, défendue par une première enceinte E. En B est le cloître ; en A l’église qui est érigée sur le point culminant de la montagne ; les espaces G, disposés en espaliers du côté sud, étaient les jardins de l’abbaye ; sous l’église est une citerne ;

Plan.mont.Saint.Michel.2.png

H un chemin de ronde auquel on accédait par un immense escalier fort roide L K, et qui était destiné, en cas de siège, à permettre l’introduction de secours du côté de la pleine mer ; L est une fontaine d’eau saumâtre, mais bonne pour les usages ordinaires ; M un oratoire sur un rocher isolé, dédié à saint Hubert ; P une entrée fortifiée donnant accès dans une cour où les magasins de l’abbaye sont placés en Q ; V et S sont des citernes et R un moulin à vent posé sur une tour ; I une grande trémie en maçonnerie et charpente, par laquelle, au moyen d’un treuil, on faisait monter les provisions du monastère ; O est la paroisse de la ville, et T le cimetière. Si nous franchissons le seuil de la première défense de l’abbaye, voici (18) le plan des bâtiments qui, formant rez-

  1. L’enceinte de la ville fut reconstruite sous Charles VII, mais elle remplaçait des fortifications plus anciennes dont on retrouve de nombreuses traces.